Yamaha DT 50 : l’histoire d’un cyclo légendaire

Depuis 1978, le constructeur japonais Yamaha a enrichi son catalogue de cyclomoteurs avec un véritable succès commercial : la Yamaha DT 50. Un des best-sellers de la marque nipponne, celle-ci a été déclinée en plusieurs versions allant de la trail à la supermotard. Au cours de sa longue carrière, le cyclo légendaire s’est vu attribuer de nombreuses évolutions en termes de design aussi bien que de motorisation. Zoom sur l’histoire d’une star indétrônable.

La naissance de la Yamaha DT 50 en 1978

C’est vers la fin des années 70 que Yamaha a lancé la DT 50 M, un cyclomoteur qui se rapproche par son esthétique de la DT 125 MX. Elle se caractérisait par son cadre tubulaire à simple berceau, sa cylindrée de 49,75 cm3 et sa boîte de vitesses manuelle à 4 rapports. Dès son arrivée dans l’Hexagone, le 2-roues à moteur 2 temps rencontre un franc succès, notamment auprès des jeunes éblouis par son look, sa maniabilité et ses capacités tout-terrain. Il n’est pas surprenant que plus de 10 000 unités ont été vendues dès la première année de lancement, suivies par 15 000 machines qui ont trouvé preneurs l’année suivante. Un beau succès qui prend malheureusement fin avec le décret français interdisant la boîte de vitesses manuelle pour les cylindrées de 50 cm3.

L’ajout d’une boîte automatique en 1980

N’en déplaise à ses détracteurs, Yamaha prend le dessus en proposant une déclinaison automatique de la DT 50 M. Spécialement destinée au marché français, cette version conçue par l’usine Motobécane prend le nom de DT 50 R et s’affiche avec une transmission à double variateur et un embrayage similaire à celui des scooters.

La DT 50 se modernise en 1983

En 1983, les pédales ne sont plus obligatoires sur les cyclomoteurs en France. Le constructeur japonais décide de revisiter la mécanique de la DT, qui s’équipera alors d’une suspension arrière à amortisseur unique. Pour limiter la vitesse du cyclomoteur, Yamaha a remplacé l’allumage à rupteur par un allumage électronique à CDI bridé. En 1988, une amélioration significative a été apportée au design avec le nouveau phare carré caréné qui remplace le vieux phare rond.

La DT 50 automatique disparaît du catalogue en 1991

Après avoir dominé le marché pendant presque une décennie, et séduit plus de 70 000 jeunes en France, la DT 50 prend sa retraite et ne figurera plus dans le catalogue Yamaha. Désormais, la DT 50 R et la DT 50 M sont largement convoitées par les collectionneurs. On peut même encore croiser des jeunes qui circulent quotidiennement avec ces motos sur les routes du Portugal ou encore dans les DOM TOM.

La DT 50 à vitesses est importée à nouveau en France, en 1996

Avec la ré-autorisation des boîtes manuelles sur les cyclomoteurs dans l’Hexagone, Yamaha propose de nouveau la DT 50 dans son catalogue. Sa filiale MBK a d’ailleurs lancé le même modèle sous le nom X-Limit.

Le moteur AM6 à 6 vitesses est lancé en 1998

Vers la fin des années 1990, Yamaha décide de concevoir le puissant moteur AM6 à 6 vitesses. Créé par l’équipementier italien Motori Minarelli, ce moteur équipe la DT dans ses versions enduro et supermotard.

La DT 50 s’équipe d’un nouveau châssis renforcé en 2003

Une des évolutions décisives de la DT 50 est sans doute l’ajout d’un cadre renforcé périmétrique. Ce dernier équipait les modèles enduro et supermotard de dernière génération de Yamaha, la DT 50 R et la DT 50 X, qui figuraient sur le catalogue entre 2003 et 2011.

2011, ou l’arrêt de production de la DT 50

La nouvelle norme antipollution a apporté un vent de changements majeur sur le marché des cyclomoteurs en Europe. Mais elle a aussi malheureusement exigé d’importants investissements que Yamaha ne pouvait pas se permettre de réaliser. C’est pourquoi, en 2011, le constructeur japonais choisit de stopper la production de la DT 50.

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